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Gerda Boyesen livre entre psyche et soma

Gerda BOYESEN (1922-2005), née à Bergen en Norvège, psychologue et physiothérapeute est la fondatrice de la psychologie Biodynamique. Elle y a apporté toute l’intelligence de la femme, la rondeur des situations et l’accueil inconditionnel de ce que vous êtes. Sans oublier 25 ans de travail acharné que cela soit tant dans le domaine expérimental que clinique puis tout le savoir et l’expérience qui suivirent.

La psychologie biodynamique s’inscrit dans le courant des thérapies psycho-corporelles néo-reichiennes. Wilhem Reich (1897-1954), personnalité importante du premier mouvement  psychanalytique, démontre la correspondance entre le refoulé psychique décrit par Sigmund Freud (1856-1939) et le corps réprimé. Ses concepts d’armure musculaire et d’énergie vitale expliquent comment la névrose s’encapsule dans la structure musculaire, dans le corps.

La Biodynamique est directement influencée par les travaux de Sigmund Freud, Wilhelm Reich, Carl Jung et les travaux de Trygve Braatøy (lien en Norvégien), Aadel Bülow-Hansen et John Olesen (personnes moins connues du grand public, comme bien d’autres). Dans ce courant de recherche, Gerda Boyesen crée la  psychologie biodynamique, dont principalement les massages, dans les années 50.

En 1947, alors qu’elle est mariée et a trois enfants Ebba, Mona-Lisa et Paul, Gerda Boyesen commence des études de psychologie et suis une thérapie avec Ola Raknes, psychologue psychanalyste formé directement avec Wilhelm Reich, en Analyse Caractérielle, Végétothérapie et Orgonomie. 1951, Gerda Boyesen obtient son diplôme de psychologie et entame des études de physiothérapie à l’Institut Bülow-Hansen. En février 1969, Gerda Boyesen déménage à Londres où tout prend forme. Elle y poursuit son travail clinique, affine sa méthode (Gerda Boyesen Methode) et bénéficie alors du soutien de nombreuses personnalités du monde de la thérapie psycho-corporelle.

Certains psychanalystes, dans ce demi siècle, voyaient déjà l’intérêt de l’intégration de la dimension corporelle dans la vision psychanalytique. C’est dans ce but que certains massages musculaires visaient le relâchement du réflexe de sursaut (mise en tension), de la respiration et des émotions.

Dans cet environnement, Gerda Boyesen voit alors que les changements physiologiques peuvent amener des changements psychologiques. D’ailleurs on connait tous le passage à l’adolescence, c’en est un exemple flagrant. Lorsque l’enfant atteint la puberté, il s’opère en lui une révolution de comportement, de goût et de manière d’aimer qui dépend non pas de son âge mais du moment de sa transformation corporelle.

Avec les massages c’est comme « guérir la névrose avec les mains». Gerda Boyesen comprend combien le corps encapsule la charge émotionnelle. À l’époque, une forme de péristaltisme était associée à la relaxation. Elle remarqua qu’elle pouvait manier ce phénomène dans ses séances et qu’elle avait plus de résultats quand il se produisait. Elle l’appela le psycho-péristaltisme.

On entendait déjà dire à l’époque des praticiens de divers domaines :

  • quand il y a des bruits péristaltiques, c’est bon.
  • dans l’intestin il y a une sorte de péristaltisme inconnu et non provoqué par le bol alimentaire, qui est activé par la pression fluidique à l’intérieur des parois intestinales.
  • la charge électrique dans les parois intestinales est infiniment supérieure à celle des hémisphères cérébraux.

Puis plus récemment :

  • l’innervation des intestins est si importante qu’on qualifie ce réseau de deuxième cerveau.
  • l’activité péristaltique est associée de façon privilégiée à l’activité du système nerveux autonome.

 

Gerda Boyesen pendant les séances de massages commence à utiliser un stéthoscope pour amplifier les sons du ventre et cherche les clés pour ouvrir le psycho-péristaltisme. Elle comprend alors l’ampleur et l’importance du psycho-péristaltisme : c’est la voie douce de la décharge végétative, la capacité d’autorégulation émotionnelle du corps.

Gerda Boyesen cherche des techniques de massages pour amener naturellement le corps à ce que le psychopéristaltisme nettoie littéralement le corps des restants d’événements émotionnels. Cette fonction psychopéristaltique ne peut avoir lieu que dans des conditions de paix et de sécurité. C’est elle qui produit les bruits du ventre que l’on entend lorsqu’on se repose. Lorsqu’elle est bloquée par trop de stress, on ne peut plus digérer les chocs. Remettre cette fonction en route relance la circulation énergétique psychique et physique. Les massages biodynamiques vont dans ce sens.

Le thérapeute Biodynamique peut affiner la précision de son travail par l’écoute des bruits du ventre à l’aide d’un stéthoscope. Les stéthoscopes utilisés aujourd’hui en séance par les thérapeutes sont des stéthoscopes électronique et peuvent être utilisés par les particuliers désireux de prendre un temps à soi, de se poser à l’écoute de ce qui est là, d’écouter son corps et de baisser les tensions.

Selon la Psychologie Biodynamique, toute personne est dotée d’un noyau sain. C’est la partie profondément vivante en nous, amicale, curieuse et respectueuse de la vie. Cette « personnalité primaire » est flexible et capable de s’adapter aux événements, tout en respectant son intégrité. Pour soutenir l’expression de ce noyau sain, les Massages Biodynamiques s’appuient sur 4 directions de travail : L’écoute    Le contact énergétique    L’intention    Le niveau de contact

Les massages biodynamiques permettent véritablement de venir se retrouver dans les sensations concrètes du corps, de réveiller son être profond pour le laisser advenir et vivre selon ses propres besoins en toute autonomie.